L'an mille neuf cent quatre vingt dix huit, le 21 juin, se sont réunis les représentants des peuples autochtones et peuples de forêts représentés par les grands mans, capitaines chefs coutumiers, ainsi que leurs organisations respectives à Twenké en pays Wayanas en Guyane Française.
Ce Haut Conseil constitué a permis d'élaborer la plateforme commune relative à leurs droits fondamentaux et les projets de conservation de la diversité biologique en Guyane Française.
Rappelle à l'Etat français, aux collectivités territoriales, ainsi qu'aux organismes gouvernementaux, et intergouvernementaux, l'existence sur leur territoire de la Guyane Française des peuples autochtones antérieurs à l'instauration de la souveraineté française. Des peuples de la forêt qui se sont libérés, au prix de leur sang, de l'esclavage établi par les Etats coloniaux européens et dont la France.
Rappelle que les peuples autochtones n'ont jamais concédé leur souveraineté sur leurs territoires, les peuples de forêts ayant signé des traités avec la France afin de garantir leur intégrité culturelle et politique.
Rappelle que les peuples autochtones et les peuples de forêts ont ratifié par le sang, conformément à leurs aspirations et ordres coutumiers, politiques sociales, culturelles et spirituelles une relation de vie commune et de respect réciproque visant à faire jouir leurs générations respectives et successives, la vie et le bien-être offerts par les terres et territoires ancestraux.
Rappelle que jusqu'à aujourd'hui les peuples autochtones et les peuples de forêts ont su sauvegarder conformément à leurs lois spirituelles et la volonté du créateur suprême, en l'état leur patrimoine.
Exhorte l'Etat, le Conseil Général, le Conseil Régional, signataire du protocole visant la création d'un parc national en territoire des peuples autochtones et des peuples de forêts en Guyane, à satisfaire l'engagement pris par la France au sommet de Rio en 1992.
A respecter vigoureusement les 27 principes émanant du sommet de Rio, notamment son principe 22, stipulant que : "Les états doivent reconnaître l'identité, cultures et intérêts des peuples autochtones, leur accorder tout l'appui nécessaire, leur permettre de participer efficacement à la réalisation d'un développement durable".