Le parc amazonien de Guyane
  Qu'est-ce qu'un parc national ?
  Organisation du PAG
  Le projet par étapes
  Les communes
  Bilan d'activités
  Documents clés
  Photothèque
  Actualités





Mercredi 8 septembre 2010, 23:13 Contacts - Plan du site
 
Accueil > Avant projet > Textes > Nous connaître

Protocole d'accord de 1992

Protocole entre le Conseil Général de la Guyane, le Conseil Régional de la Guyane, le Ministère de l’Environnement, le Ministère des Départements et des Territoires d’Outre-Mer et le Ministère de l’Agriculture et des forêts.

 Extrait

La conférence des Nations-Unies sur l’Environnement et le développement de Rio de Janeiro sera l’occasion de rappeler les très graves menaces qui pèsent à l’échelle planétaire sur les forêts tropicales.

La forêt guyanaise est une partie intégrante de la plus grande forêt primaire du monde. Sa richesse a été révélée par de nombreux travaux scientifiques.
La Guyane tout entière doit constituer un pôle d’excellence dans le domaine de l’éco-développement, tant en ce qui concerne la valorisation que la protection de son patrimoine naturel. Couvert pour l’essentiel d’une forêt qui constitue sa principale ressource naturelle, elle ne pourra la mettre durablement en valeur, notamment dans le domaine de l’exploitation du bois, que dans le respect de règles de gestion élaborés sur des bases scientifiques et réorientées le cas échéant au vu des premiers résultats.
Aucune action de protection des milieux naturels et des écosystèmes les plus fragiles ne pourra réussir si elle ignore les conditions d’existence globale de la population guyanaise et si elle ne constitue pas d’une manière ou d’une autre à créer ou maintenir des emplois.

Dans ce contexte, le réseau des espaces déjà protégés ou en cours de protection (notamment sur la bande côtière), pouvant être complétée par la création d’un grand Parc de la forêt tropicale guyanaise, fera partie intégrante du pôle d’excellence.

Une mission d’étude pour la création de ce parc sera installée à Cayenne avant la fin du mois de juin. Elle comportera au moins un chargé de mission payé par l’Etat, et un comité de pilotage formés d’élus locaux, de fonctionnaires et de scientifiques. Son fonctionnement sera assuré par le Ministère de l’Environnement (…).

Les autorités du Brésil et du Surinam seront tenues régulièrement informées de l’Etat d’avancement de ces réflexions.

Parallèlement, le Ministère de l’environnement s’attachera, en liaison avec les élus du Conseil général et du Conseil régional et les Chambres consulaires concernées, à mettre au point une organisation des prélèvements de la faune guyanaise chassable. Les premières propositions, accompagnées des moyens de gardiennage, seront faites en septembre 1992.

Des règles de conduite compatibles avec la protection de la faune sauvage seront proposées à tous les utilisateurs de la forêt.

Le tourisme de nature sera encouragé, y compris dans certaines parties des espaces protégés ou à leurs abords, dans la mesure où il se substituera à un tourisme destructeur, apportera des revenus supplémentaires à l’économie locale, et aura un effet d’entraînement sur les autres secteurs de l’économie locale (Artisanat, Agriculture, Mines etc.) (…).

Le 4 juin 1992


haut de page